mercredi, 30 juillet 2008

Résultat

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photo de mes vacances: aaah, le rosé provençal, à boire bien frais en bord de mer... 

 

 

JE SUIS ADMISE A TOURS !!

Enfin, j'ai eu mes résultats! Bon, ça fait un petit bout de temps maintenant, mais j'étais en vacances, loin de toute connexion internet.

Je dormais tranquillement, il était 11h du matin. Ma mère m'a laissé un message paniqué sur mon répondeur, que j'ai eu en me levant à midi (et c'est tôt pour des vacances!). Evidemment, je l'ai rappelé immédiatement, encore toute ensommeillée. Elle m'a hurlé dans l'oreille: "TU ES ADMISE!!!", et là, je lui ai carrément raccroché au nez pour aller sauter partout et surtout dans les bras de ma soeur et des amis qui étaient avec nous en vacances. 

J'ai jamais connu un soulagement pareil.

JE SUIS ACCEPTEE, JE SUIS ACCEPTEE, JE SUIS ACCEPTEE.

Bon, du coup, je suis rentrée ce matin de vacances et je repars de suite pour Tours, pour trouver un logement. J'ai aussi plein de papiers à remplir, un stage à trouver, des photocopies à faire, bref, le genre de démarches chiantes quand on est en plein été.

MAIS JE SUIS PRISE. AHAHAHAHAHA !

Excusez le peu d'intelligence de ce post, mais je suis trop euphorique pour réfléchir.

Bonne suite de vacances à tous!  

jeudi, 03 juillet 2008

Suspense, peur et métaphysique

 

18443236_w434_h_q80.jpgHé non, je ne sais toujours pas où je serai ni ce que je ferai à la prochaine rentrée! La situation aurait dû se débloquer cette semaine, et elle a en effet progressé, mais rien n'est réellement fixé.

J'ai bel et bien eu mes résultats pour l'intégration en Année Spéciale de Journalisme à Tours, mais il s'avère que je suis sur liste complémentaire...Quand je disais que je m'attendais à tout! Refusée en DUT parce que mon dossier est de trop haut niveau, mais sur liste complémentaire pour l'ASJ...Dans un entre-deux...Pfff ça me fait vraiment râler! Parce qu'avec tout ça, je risque de plus en plus de me retrouver sans aucune formation l'année prochaine.  

Bon, apparemment je serai deuxième sur la liste d'attente - mais chuuut, je ne suis pas censée le savoir. L'espoir n'est pas mort. Alors voilà, j'attend, j'attend, j'attend...Je vais tous les jours consulter le site. Rien ne bouge.

Je me sens un peu engluée dans une situation périlleuse: soit j'ai la formation et je suis la plus heureuse au point de faire la fête trois jours et trois nuits en sautant en tout sens, soit je ne l'ai pas et je stagne dans ma vie, sans savoir quelle décision prendre pour avancer. Parce que j'ai beau réfléchir, je ne sais pas quoi faire d'autre. Je ne me vois pas faire autre chose que du journalisme. Je sais que ça peut paraître prétentieux, et je ne crois pas aux vocations (même religieuses), mais c'est tout de même ce que je ressens. Je ne suis pas faite pour ce métier, parce que ça ne veut rien dire, mais mon expériene, ma vie, mes intérêts, mes choix, tout me porte vers lui. Il s'avère que ce que je suis devenue -et pourtant, par d'infimes différences je sais que j'aurai pu être tout autre- provoque en moi le désir unique d'exercer ce métier. Si ma vie eût été autre, si j'avais été moi mais en étant autre, peut-être ne le voudrais-je pas? Je ne sais pas, tout ce que je sais c'est que je n'envisage ma vie future que sous cet angle. C'est dangereux. Mais vrai. Dans ma tête, je suis déjà journaliste, je vois la vie par ces yeux-là, je me présente sous cet angle-là, mes actes, mes choix, mes gestes et mes paroles sont dictés par cette envie, ce besoin. 

Alors, que ferai-je si ce rêve m'échappe? C'est un néant qui me fait peur tellement j'ai toujours rêvé d'avoir ma vie, ma vie idéale, ma vie rêvée des anges. Ma vie existe en moi, l'imaginaire est la réalité de mes rêves, mais pour moi, elle est tellement présente qu'elle en devient réelle bien qu'invisible souvent aux yeux des autres. Ma vie, je la vois, je la sens. Je me bats pour la réaliser. 

On m'a dit (après deux bouteilles de vin) que j'étais le genre de fille qui infuse lentement. Au premier abord, on ne me remarque souvent pas. On me juge sans intérêt. Pourtant parfois on me dit que je suis jolie. Mais ce n'est pas ça, ce n'est pas l'apparence, c'est mon essence qui transparaît, une certaine pudeur, une certaine timidité, une peur de dévoiler, qui gêne la plupart des gens qui détestent le silence et le mystère. Une tristesse et une solitude dans le regard. Mais magré moi m'a-t-on dit, j'infuse. J'imprègne les gens de mon être, au bout d'un certain temps, et ils en viennent à me connaître, un peu. 

J'ai un univers intérieur. Et je le partage rarement. J'ai trop peur de le perdre en le dévoilant, que l'on rit en regardant la scène de théâtre dans mon crâne, en examinant les palpitations de mon coeur. Mon univers intérieur est ma richesse, certains en connaissent une grande partie, personne sans doute ne le connaît entièrement. Peuplé d'idéaux piochés dans films et romans, je sais que je ne vivrai jamais ma vie idéale, mais je m'en rapproche simplement. Etre celle que je veux être, et non me laisser porter par le courant de la facilité, me laisser modeler par les choix que la vie m'impose, non non non. 

Etre journaliste. Peindre. Ecouter du jazz le soir tard. Danser sur du bon vieux rock'n'roll. Fumer en écoutant du reggae dans un hamac, en racontant sa vie à son meilleur ami. Faire du vélo. Rire. Travailler sur des articles passionnants. S'engager. Aimer.  

mardi, 24 juin 2008

Suspense

Alors?! Ces résultats!?

Clift.jpgEt bien, c'est un poil plus compliqué qu'il n'y paraît. Pourquoi faut-il qu'il m'arrive toujours des trucs, à moi? Hier, je pensais être fixée sur mon sort. Avoir un oui ou un non franc et massif. Et bien non. Il va me falloir attendre une semaine de plus pour savoir si je suis acceptée ou non... 

Hier - 8h30. Je me réveille après une sale nuit passée à me tourner dans mon lit. Je descends à la cuisine, je suis la première debout, la maison est encore silencieuse, emplie de cette tièdeur entre ombre et lumière filtrée des matins d'été. Je me fais un café, je m'obstine à manger une tartine de fromage même si j'ai le ventre noué - j'adore le salé le matin, pas vous? 

9h. Je feuillette distraitement les magazines et journaux qui traînent un peu partout chez moi. Je ne suis absolument pas concentrée et je passe sans les lire vraiment de Télérama au Nouvel Obs au Canard enchaîné à Marianne etc.

9h10. Je me redresse et je me dis que c'est vraiment très bête d'être là, réveillée, et de ne même pas aller voir si les résultats sont en ligne. Je prend le taureau par les cornes et je monte l'escalier jusqu'à l'ordinateur comme une condamnée à l'échafaud (j'exagère un peu, mais à peine!)

9h15. J'entre mes identifiant et mot de passe. J'hésite une demi-senconde avant de cliquer sur validation. Je respire un grand coup. Inch Allah!

9h16. Mon dossier est "en cours d'examen". Pas de résultats, donc. 

10h. Après avoir lu un bouquin sans arriver à me concentrer sur les mots, je reviens voir si les résultats sont publiés. Toujours pas. Je tourne en rond dans la maison, incapable de travailler, incapable de me concentrer sur quoi que ce soit, incapable de penser à autre chose. Heureusement, ma grande soeur est de passage à la maison, on discute, c'est chouette. 

12h30. Repas. Tout le monde me demande si j'ai mes résultats. Non, non non je ne les ai pas! Raaaah je suis sur les nerfs!

13h. Je décide d'aller me défouler à la piscine, nager 1 ou 2 kms à fond pour me vider la tête et arrêter de tourner folle devant l'écran de l'ordinateur.

16h. Je suis rentrée de la piscine, ça m'a fait un bien fou. C'est juste dommage que je ne puisse pas écouter de la musique en nageant, ça serait absolument génial! Du Glenn Miller en nageant le crawl, absolutemente perfecto !  

16h10. Je retourne voir. Toujours pas de résultats. Je vais m'affaler devant la télé, j'ai mal aux jambes quand même après avoir fait 1h de vélo aller-retour pour aller à la piscine et nagé 1km et demi à un rythme de folie pour me défouler.  

16h15. Bon sang de bonsoir, ils font ch... quand même! Ils se rendent pas compte que nous autres pauvres candidats on attend ces résultats comme le saint graal?!!! J'arrive pas à me concentrer sur le téléfilm nul que je regarde. 

16h30. Bon, le mieux est encore que je sorte de cette foutue baraque, que je m'éloigne de l'ordinateur! J'attrape mon sac, mes clés, et zou. 

17h. A l'arrêt de bus pour aller au centre-ville. J'attrape mon téléphone pour regarder l'heure et savoir dans combien de temps passe mon bus. J'ai un message sur mon répondeur. Mon portable est toujours en silencieux, alors je ne l'ai pas entendu sonner, forcément.

17h10. Chiotte de chiotte! Le message est du responsable de la formation en journalisme de Tours! 

17h15. Il me dit qu'au vu de mes notes, mon parcours, mon âge etc. mon profil correspond mieux à l'ASJ qu'au DUT. L'ASJ signifie Année spéciale de journalisme, c'est l'équivalent du DUT mais en 1 an au lieu de 2. Pour une candidate comme moi, qui a déjà un bac+3, 22 ans et un parcours scolaire et professionnel derrière soi, c'est sûr que ça correspond beaucoup mieux. C'est donc plutôt une bonne nouvelle! En gros, mon dossier est "trop bien" pour le DUT. Seul hic, j'avais postulé pour l'ASJ, mais j'avais été refusée sur dossier! C'est donc archi-bizarre que maintenant tout d'un coup ils se disent "tiens, finalement elle peut passer!". Soit ils ont fait une erreur à la base, en sélectionnant les dossisers, soit j'ai eu des super notes aux écrits et oraux du concours de DUT et ils se sont dit que j'avais le niveau pour l'ASJ... Je sais pas. Le mec me demande de confirmer par mail si je suis d'accord pour basculer mon dossier vers cette formation-là, mais en fait j'ai pas le choix puisqu'il me dit que je suis refusée en DUT mais en attente du résultats pour l'ASJ - qui tomberont début juillet.

17h30. Mon bus est arrivé. Je monte dedans malgré tout. J'appelle ma mère. Dans ces cas-là, les conseils d'une maman sont toujours bons à prendre. 

17h35. Elle me conseille de rappeler pour avoir des précisions, savoir si j'ai le choix ou non, préciser que si j'avais envoyé deux dossiers c'était pour être bien sûre d'avoir quelque chose à la fin, que je voulais tellement intégrer une formation de journalisme que j'étais même prête à retourner à un niveau bac etc., et que là, j'avais peur de me retrouver perdante si je n'étais pas prise en ASJ alors que j'aurais pu haut la main avoir le DUT. 

18h. Je descend du bus. Je marche un peu pour trouver un coin calme pour téléphoner. Je réécoute d'abord le message. 

18h10. En fait, c'est mieux de ne pas rappeler. Déjà, c'est le numéro du secrétariat, je risque de tomber sur quelqu'un qui ne connaît rien de rien à mon problème. En plus, le mec dit son nom trop vite, je ne le comprend pas, donc je ne peux pas demander à lui parler... gênant! Et puis, il précise bien de lui envoyer un mail, pas de rappeler. 

18h15. Bon, je suis venue en ville, je vais quand même faire un tour dans les magasins. 

18h30. Pff ça sert à rien, j'ai la tête ailleurs. Je ne pense qu'à Tours. Autant rentrer, envoyer un mail au responsable de la formation et basta. 

19h. Chez moi. Devant l'ordinateur. J'écris le fameux mail en disant que je suis dans l'absolu évidemment d'accord pour basculer vers l'intégration en ASJ, qui d'ailleurs était à la base mon 1er voeux, mais qui justement avait été refusé..ce qui fait que j'ai peur d'être refusée une seconde fois et de me retrouver sans rien, alors que j'aurais pu intégrer un DUT. Mon dossier risque d'être trop bon pour le DUT mais trop faible pour l'ASJ... Dur dur de prendre le risque! 

19h15. Mail envoyé. Ne reste plus qu'à attendre... ma mère me rassure en me disant que si le mec m'a appelé, c'est que vraiment je sors du lot, qu'ils m'ont remarqué en bien, et que s'ils me proposent de tenter l'ASJ c'est qu'il y a de bonnes chances que je sois prise.. C'est vrai que ce serait vraiment horrible de leur part de me faire miroiter l'ASJ pour finalement me refuser, et ne même pas me prendre en DUT non plus! Mais je m'attends à tout, dans le monde du journalisme....

 

lundi, 23 juin 2008

Stress et résultats...

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Je stresse. D'habitude ça ne m'arrive jamais, je suis assez relax comme fille. J'ai plutôt tendance à prendre la vie comme elle vient. Mais aujourd'hui, ma vie peut changer, s'accélérer vers l'(in)attendu tant espéré.

Aujourd'hui je vais connaître les résultats de mon concours pour entrer en école de journalisme à Tours. J'espère, je prie, je bouillone intérieurement et je passe du fol espoir à la déprime sans fond dès que j'ose imaginer des pronostics. Depuis 10 jours, il n'y a pas un moment où je n'y pense pas. J'ai vécu ces derniers temps dans l'attente. En pause. Impossible pour moi depuis que j'ai passé les épreuves d'admission de vivre un moment à part entière, sans qu'une partie de ma tête soit en train de rêver à ces résultats.  Impossible d'être complètement là. Impossible de ne pas m'imaginer ma vie l'année prochaine si j'étais prise à Tours, me voir déjà faisant mes courses tranquillement dans les ruelles de la vieille ville, rentrant chez moi (dans l'idéal, un joli petit duplex tout en haut d'une vieille maison, en plein centre de Tours, avec cour intérieure fleurie, volet en bois rouge ou bleu, vieilles pierres, voisins sympas), prendre l'apéro avec des amis chez moi (ce que je ne peux pas faire chez mes parents), rentrer quand je veux puisque tout le monde s'en fout, pouvoir cèder à l'imprévu, aller en cours en traversant la Loire tout les matins avec le soleil levant, faisant des stages de journalisme, apprenant ce métier dont je rêve, bref...une vie à moi. 

Et ça serait très dur de renoncer à ça.

Quoiqu'il en soit, même si je ne l'ai pas, je ferai tout pour vivre à peu près cette vie-là, l'année prochaine. Parce qu'une vie en attente, ça n'a rien de drôle.

 

mercredi, 02 avril 2008

Libre-propos

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Sujet: "NOIR ET BLANC".

 

Un matin de juillet, Seann et Rubi organisent une course de pigeons. Chacun parie deux dollars que son pigeon va gagner. Nathan et Eryn veulent bien se charger d’emporter les volatiles sur le pont de Brooklyn et les lâcher de l’autre côté du fleuve. Il y a eu des vols, récemment, alors les pigeons ont été plongés dans des bacs de peinture, entièrement, sauf la tête. Ainsi, tout le monde sait à qui ils appartiennent. Même les dessous des ailes ont absorbés la couleur. Les uns sont blancs, les autres sont noirs. Les plumes qu’ils perdent font un fabuleux tableau en deux couleurs – noir et blanc, blanc et noir.

Les deux jeunes gens avancent en zigzagant sur leurs bicyclettes. Les cheveux roux d’Eryn coulent derrière elle comme un torrent. Nathan a installé les deux cages en équilibre sur le porte-bagages. Ils pédalent en un tandem insolite.  Dans les rues, les gens murmurent à leur sujet. Les voitures ralentissent et on leur lance des sarcasmes. Leur randonnée tient de la valse. Chaque fois qu’elle le peut, Eryn roule sur les bandes d’ombre de la route, sans que ses pneus débordent. Et Nathan joue à éviter cette ombre-là. Il regarde Eryn lâcher son guidon des deux mains, bras écartés : elle vacille un petit peu mais réussit à maintenir le vélo à l’intérieur des longs rubans sombres.

Quand les gens le regardent, il baisse la tête. Il sait ce qu’ils pensent. Parfois, même ceux de sa race le dévisagent. Il reste loin derrière elle pour faire croire qu’ils ne sont pas ensemble, et il l’ignore même complètement si les gens les observent avec trop d’insistance.

Quand ils arrivent à l’autre bout du pont, Eryn appuie sa bicyclette contre celle de Nathan. Il se détourne quand elle s’appuie sur lui pour essayer de l’embrasser sur la joue, et il marmonne, gêné : « Faut pas faire ça. Ca se fait pas. 

_ Tu veux rire !

_ Mais non, je ne ris pas. Je suis idiot, mais pas à ce point-là.

_ Pourquoi ?

_ Enfin, voyons.

_ Quoi donc ?

_ T’as vu la couleur de ma peau ?

_ Ah » dit-elle.

Pourtant, un jour, il a vu un boxeur bien connu sortir d’un hôtel avec une actrice française. Elle était en jupe courte et hauts talons, elle sentait le parfum, et elle tenait élégamment une cigarette longue et mince du bout des doigts. A la porte de l’hôtel, elle a effleuré des lèvres la joue du boxeur noir. Ils se sont dirigés vers une voiture qui les attendait. Après leur départ, dans la rue, des gamines se sont mises à tenir leur glace à l’eau exactement comme elle tenait sa cigarette, et son parfum est resté accroché dans l’air telle une marque indélébile.

Nathan et Eryn étalent une couverture par terre pour manger leur pique-nique avant de libérer les pigeons : une bouteille de Coca-Cola, une barre de chocolat et du cheddar avec du pain.

Eryn touche le bras de Nathan pour lui montrer les oiseaux dans leur cage – l’un blanc, l’autre noir - et tous deux se mettent à rire.

Au milieu de leur pique-nique, un passant crache au visage de Nathan et crie à Eryn : « Femme à nègres ! »

Elle lui fait un pied de nez, et Nathan s’essuie avec un mouchoir. Du haut du pont, il jette le mouchoir dans l’eau. Ils le regardent tomber en spirale. Nathan ne dit rien ; ils remballent le reste de leur pique-nique, sortent deux pots de peinture noire et blanche, et, un peu plus tard, ils lâchent les pigeons.

Ils retraversent le pont en pédalant à toute allure et en regardant les deux oiseaux rivaliser d’efforts pour arriver premier.

Nathan est loin devant, les cages vides toujours en équilibre sur le porte-bagages. « Attends-moi ! » lui crie Eryn. Les pigeons disparaissent dans le ciel.

A leur retour chez leurs amis, ils trouvent les deux parieurs en fureur. Chacun a dans les mains un pigeon qui vient d’être peint mi-blanc, mi-noir. Ils se disputent pour savoir quel pigeon est à qui et qui doit deux dollars à l’autre. Nathan et Eryn se tordent de rire. Les deux hommes les regardent bizarrement, puis le fou rire les gagne eux aussi.

 

 

lundi, 31 mars 2008

Commentaire de film

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Dans le cadre de la préparation aux concours, j'ai des devoirs à rendre toutes les semaines et des questionnaires d'actu le lundi. Cette semaine, c'était un commentaire de film. Il s'agissait de la première partie du téléfilm "Sa raison d'être", diffusé sur France 2 mercredi dernier.

" Dans le cadre du Sidaction 2008 qui se tiendra les 28,29 et 30 mars prochain, France 2 diffuse ce soir « Sa raison d’être », un téléfilm en deux parties avec un casting remarquable. Récompensé au Festival International du Film de Télévision de Luchon, cette minisérie traite d’une histoire d’amitié et d’amour aux débuts de l’épidémie du Sida. Bruno, Isabelle et Nicolas ont 20 ans en 1981. C’est le temps de leurs premières histoires d’amour. Mais c’est aussi le temps du SIDA. Bruno aime Isabelle, la sœur de Nicolas. Nicolas, lui, aime Bruno. Sa raison d’être est l’histoire de leur relation aux frontières de l’amour et de l’amitié. Autour d’eux il y a leurs familles, leurs amis et entre eux, Jeremy, l’enfant d’Isabelle qu’ils décident d’élever ensemble. A travers leurs rêves et leurs combats, c’est le portrait sur vingt ans d’une génération bousculée qui doit réinventer l’amour pour triompher de la mort. A l’occasion du Sidaction, la première partie est diffusée ce soir à 20h50 sur France 2 et la deuxième partie le mercredi 2 avril."

En suivant le lien, vous pourrez voir la bande-annonce, l'affiche, et lire des critiques à propos de ce film.

Bref, pour en revenir à mon épreuve, il s'agissait donc de "commenter" ce film. Mais il faut savoir que "commenter" un film dans le cadre des concours de journalisme, ce n'est pas du tout du tout jouer au critique cinématographique (malheureusement?). En fait, il s'agit tout simplement de rendre compte du film, du point de vue d'un personnage secondaire. 

En l'occurence, le personnage était tellement secondaire qu'elle n'apparaît que dans 4 ou 5 scènes... J'ai donc pris le parti de ne pas tellement raconter terre-à-terre les évènements du film, mais plutôt de me mettre dans la peau, dans l'esprit du personnage et de broder...C'était une prise de risque parce que je ne savais pas du tout si ça allait plaire ou non.

Il était 1h du matin, mercredi soir - je n'ai pas pu regarder le film en direct et travailler après, j'avais mon cours d'anglais jusque 21h30, donc j'ai commencé le film à 22h30, fini à minuit 15, et travaillé jusque 2h... Donc j'avais qu'une hâte, aller me coucher, c'est pourquoi je me suis dit "allez, rien à foutre, t'écris ça et puis voilà!"

Et bien je devrais être plus aventurière dans la vie, ça me réussit.

Pour preuve, ce que m'a renvoyé mon correcteur:

"Cécile,
C'est réussi. C'est un papier de facture peu classique (les autres ont tous présenté des résumés plus exhaustifs du film) mais je pense que n'importe quel correcteur du concours te mettrait une bonne note, 14 ou 15 probablement.
Le choix de l'angle est intéressant, tu ne te noies pas dans les détails de l'histoire et le style est agréable.
C'est un peu difficile de te donner un conseil pour faire encore mieux. A mon avis, si tu arrives à rester exactement dans le même ton et le même rythme, tout en donnant un peu plus de détails sur les rebondissements de l'histoire, et éventuellement sur la psychologie des personnages, tu peux peut-être faire encore mieux... Mais le mieux étant parfois l'ennemi du bien, il faudrait prendre garde à ne pas rendre ennuyeux un papier qui se lit très bien comme ça...
Cordialement
"

Pour ceux que ça intéresserait, voilà ma copie... (mais bon, sans avoir vu le film, c'est totalement inintéressant!).  

[et ne me parlez pas de cette synthèse....que je n'ai toujours pas rendue!]

vendredi, 21 mars 2008

Prépa aux concours de journalisme - Synthèse de dossier n°1

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Je bosse, je bosse, je bosse (et je fais la fête, je fais la fête, je fais la fête)... voilà qui explique ma longue absence. J'ai plein de films dont j'ai envie de parler, et des dessins à exposer, mais d'abord, le plus important en ce moment c'est que ma prépa aux concours a commencé. J'ai décidé de mettre en ligne tous mes travaux, comme ça d'une part je garde tout, et en plus vous pouvez commenter!

Bref, on commence par une synthèse de dossier, 38 pages exactement d'articles plus ou moins récents, et une synthèse à rédiger sur le thème:

"Patrons français: tous pourris, ou mal aimés?"

Alors voilà, pour le moment je mets un lien vers le dossier de presse, et plus tard (quand j'aurai enfin réussi à finir cette p... de synthèse, j'ai déjà un jour de retard sur les délais de la prépa! arf ça commence bien! mais j'y peux rien moi si en ce moment y'a plein de supers concerts auxquels je veux aller absolument!) je mettrai donc en ligne ma synthèse. 

Bonne journée, aha ici c'est un jour férié! Bon week end de Pâques à tous.  

vendredi, 25 janvier 2008

Et ma vie professionnelle dans tout ça?

 

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Ben oui quoi, ça fait bien longtemps que je n'ai pas parlé de journalisme, de projets professionnels, de mes ambitions, de ce que je fais de mes journées, tout ça qui pourtant me préoccupe quand même pas mal. Après tout, c'était quand même la mission première de ce blog. 

Déjà, ça y est, je prépare sérieusement -si si- les concours de journalisme. Même si je reste vraiment sceptique quant à les obtenir, j'ai décidé de mettre au moins toutes les chances de mon côté, parce que sinon ce serait vraiment trop bête : tant d'argent et de temps gaspillés...Quand même, une année entière mise entre parenthèse pour ces concours, autant m'y mettre à fond pour les avoir! Je me dis ça tout les matins -bon ok, 10h30 c'est déjà le milieu de la matinée - en me levant, pour me motiver à ne pas glander, café en main, devant la télé, ou alors, il faut que ce soit LCI ou EuroNews. Donc, je me suis inscrite à la préparation Internet de l'Ecole Sup de Journalisme de Lille -la meilleure école, si je l'ai je fais une fête du tonnerre et vous êtes tous invités! Et puis je bosse à fond l'actu, parce que l'année dernière c'est surtout ça qui n'allait pas dans mes notes des concours. Je suis à fond au courant de ce qu'il se passe, autant en sport (du football jusqu'au patinage artistique, je m'étonne moi-même) qu'en économie ou en culture, et vous savez quoi? J'adore ça. Au moins, maintenant, quand il y a un débat, je sais de quoi je parle - contrairement à la plupart des gens (ça marche comme pour Proust, l'actu : personne ne l'a lu en entier, mais tout le monde fait semblant de connaître sur le bout des doigts). Tout les jours, je lis la presse -qu'est ce que j'aime cette expression désuette!- je fais des fiches des infos du jour avant d'en faire un bilan par semaine, des fiches aussi pour les personnalités à connaître, des fiches encore par pays (géographie, économie, histoire, actu...) Bref beaucoup de fiches, mais ça marche: je retiens seulement quand j'écris quelque chose, je suis visuelle, il me faut des stylos multicolores pour travailler, que voulez-vous. Et puis j'écoute beaucoup la radio - dès que j'ai un moment de libre- et j'essaie de regarder des émissions intéressantes à la télé, mais c'est plus dur à trouver. 

Bon à la base je pensais pas faire un article aussi détaillé sur ma vie actuelle, je pense pas que ça intéresse grand-monde, mais finalement c'est pas mal pour moi: on peut voir ça comme un bilan le jour de mes 22 ans.

En ce qui concerne la rédaction d'articles pour le magazine Initiatives Afrique, je n'avais pas de nouvelles depuis avant Noël, plus d'un mois donc. Pourtant j'avais envoyé mon article à temps, je le trouvais pas si mal etc. Je comprenais pas trop donc. En plus, je les avais contacté plusieurs fois, autant mon chef Monsieur P.O, que le service compta pour établir un contrat de pigiste. Et aujourd'hui, après plus d'un mois sans un seul mot de leur part donc, je reçois un mail -qui n'est pas adressé qu'à moi- pour annoncer le bilan et les réformes engagées à la rédaction du magazine. Ils s'excusent pour tout les problèmes qu'il y a pu avoir et tout ça...Bon, dans tout ça, j'espère bien être payée pour mes deux articles, et pouvoir continuer à bosser pour eux! 

A part ça, je fais du baby-sitting, moi qui ai toujours dit que j'aimais pas les gamins... Oui mais là c'est pas pareil, c'est pour rendre service! Ah ah. Donc voilà, pour le moment je n'ai été que deux fois, les enfants (une fille de presque 8 ans, et un garçon de 6 ans) sont...bruyants, on va dire. J'ai pas de problème avec la petite fille, elle est plutôt calme, elle fait pas de bêtise et je n'ai pas à la gronder. Le petit garçon j'ai plus de mal -je connais pas, les petits garçons, moi, j'ai pas de frère! Il est très très fatiguant, il court partout, il saute, il veut tout le temps se battre, il rigole quand on lui parle sérieusement... Mais bon, j'arrive quand même à les intéresser et à jouer avec eux (il a 6 ans, et il joue à danser la tectonik! My God!). Et puis ce n'est qu'une heure à chaque fois, donc ça va. 

Et puis, aujourd'hui justement, j'ai reçu un appel d'une agence de cours particuliers où je me suis inscrite, pour me dire qu'il avait un élève intéressé par des cours de français tout près de chez moi. Même si ça me fait un peu peur -je ne me sens plus tellement capable de faire ça...Quand j'étais en prépa, ok, c'était quotidien chez moi, l'analyse de texte et les disserts, mais maintenant...presque deux ans que je ne le fais plus! - ça m'intéresse quand même, tout simplement parce que j'aime le français et la littérature, j'aime aussi savoir que je peux aider des gens, et puis je pourrais gagner un peu d'argent! Parce que ce n'est pas mes 5 euros de baby-sitting qui vont renflouer mes caisses, hein. En plus, je suis toujours autant dépensière. 

Et sinon, l'humeur du jour : j'ai hâte d'être ce soir parce que je fête mon anniversaire avec mes amis !

Bonne journée.  

jeudi, 17 janvier 2008

Le premier JT du web

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Comme on le sait, les médias sont en pleine mutation. Depuis une semaine, le premier JT du web a été crée et mis en ligne.

Extrait de leur page d'accueil :

" Qu'est ce que Le JT du Web de 18h35 ? C'est tous les jeudi un JT participatif, alternatif, gratuit, citoyen, politique (rayez les mentions inutiles).
Comment participer ? Envoyez-nous vos liens, vos reportages, vos interviews et autres contributions ou critiques à : contact@six35.fr
Qui est à l'origine du JT du Web ? Nicolas Voisin, blogueur et fondateur du PoliTIC'Show, en partenariat avec David Reguer, Pierre Abruzzini et Franz Vasseur. Entre autres.
Qui présente le JT ? Magali Lacroze, étudiante en journalisme à l'ISFJ de Paris.
"

Alors, rendez-vous ce soir, ICI.  

Est-ce l'avenir du journalisme? Je pense que oui, mais en partie seulement. De toutes parts il se crée de nouveaux moyens de communication et d'information. Mais d'autre part, l'ancienne forme de journalisme reste présente. A mon avis, l'avenir du journalisme se trouve aussi bien dans les uns que dans l'autre. D'une certaine façon, je crois qu'il est nécessaire de garder une sorte de journalisme "ancien", "officiel", et un journalisme novateur, plus proche des gens, moins guindé, plus participatif. Il faut les deux pour que ça soit complet. Reste à savoir entrecouper les deux sources d'infos... 

J'aimerais faire un vrai article et une vraie réflexion sur ce sujet plutôt que de jeter quelques idées à la va-vite, mais j'ai vraiment pas le temps. Une prochaine fois...! 

jeudi, 03 janvier 2008

Foutu monde administratif !

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Une porte qui se ferme...
 

Alors que je passais quelques jours chez ma soeur, en famille, entre Noël et Nouvel An, j'ai reçu un message sur mon répondeur. "Allô, Machin Truc du Républicain Lorrain, je vous appelle à propos de votre demande de stage, j'aimerais en discuter avec vous, merci de me rappeler." Super surprise, je bondis de joie : cette demande, je l'avais déposée plus d'un mois auparavant, et je n'y croyais plus du tout. Je me demandais d'ailleurs bien pourquoi je n'avais pas de nouvelles, puisque connaissant le journal, je savais que j'avais toutes les chances d'être prise.

J'y ai déjà effectué un stage d'un mois en tant que remplaçante pendant les vacances d'un journaliste. J'avais vraiment apprécié cette expérience, qui m'a conforté dans ma décision de faire ce métier. Bon, ok, c'était l'été, j'avais la maison pour moi, j'ai fait pas mal de fêtes, j'étais tout le temps fatiguée parce que je ne dormais pas plus de 2h par nuit, mais bon, ça n'empêche pas que ça c'était bien passé, que j'avais fait dans l'ensemble un bon boulot, et même reçu quelques félicitations bien agréables. 

En recevant ce message sur mon répondeur, je me disais donc que c'était dans la poche et j'étais hyper heureuse! D'une part j'allais pouvoir améliorer mon expérience du journalisme, mais surtout quand je me lèverais le matin j'aurai enfin quelque chose à faire de ma journée. C'est pas que ça commence à me peser, de rester tout le temps chez moi, mais disons que je comprend le découragement des chômeurs. Moins on en fait, moins on a envie d'en faire.

J'ai rappelé cette après-midi.

_ Allô, bonjour, je vous rappelle suite à votre message concernant ma demande de stage

_ Ah oui, je voulais vous dire qu'on est très intéressé par votre demande. 

_ oui??? (ton plein d'espoir)

_ mais sur votre CV, il n'est pas marqué si vous êtes scolarisée.

_ Oui, en effet, je suis dans une situation un peu particulière, je travaille chez moi, je prépare les concours de journalisme. Je ne suis donc pas scolarisée.

_ Ah... Dans ce cas, je crains que nous ne puissions vous accepter..Il nous faut une convention de stage..

_ Mmm.. Mais même si je prouve que je prépare bien les concours, ça n'ira pas?

_ Hé non, malheureusement. C'est la loi, maintenant on est obligé de demander une convention de stage. 

_ C'est dommage..

_ Oui, on vous aurait bien pris en stage, votre CV est intéressant, mais là, on ne peut pas. Plus tard, je ne sais pas ce que vous avez l'intention de faire, mais ce sera sans aucun problème. 

_  D'accord, merci, je comprend. Au revoir alors !

_  Au revoir !

J'étais DEGOUTEE. Et c'est peu de le dire ! Pendant une heure je me suis creusée la cervelle pour tenter de trouver une solution, pour faire miraculeusement apparaître une convention de stage, je sais pas, j'étais prête à faire des magouilles administratives du genre une inscription bidon à la fac ... Mais j'ai fini par abandonner.

Pfff, si ce n'était ce maudit papier, j'aurai fait ce stage... !  

 

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