dimanche, 06 juillet 2008

Enfance

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Dimanche 6 juillet 2008. 16h35. J'écris ce qui me passe par la tête, parce qu'on est dimanche et que faire une vraie note un dimanche relève du chemin de croix. Surtout si l'on part du principe qu'à l'heure qu'il est, je viens de me lever. Le dimanche, je fais tout dans le désordre. Je prend l'apéro à 3h du matin. Je fais la sieste à l'aube, à l'heure où blanchit la campagne (!). Je petit-déjeune à 14h30. Je dors entre 15h et 16h. Mes dimanches sont comme ça, maintenant. Tous. C'est à cause du sacré samedi soir. LE jour où on ne reste pas chez soi. Je crois bien que ça fait quatre ans que je ne suis pas restée chez moi un samedi soir. C'est une institution, et je ne manquerais pas à l'appel avant la trentaine bien sonnée et les enfants à mettre au lit - quoique cette tâche une fois faite, je me permettrais sans doute l'apéro avec mon hypothétique mari. 

Les dimanches de l'enfance où le temps s'étirait paresseusement sont bien loin. Ces dimanches où l'on se levait avec l'odeur des croissants chauds, en robe de chambre et pantoufles, les yeux bouffis de sommeil. Après avoir englouti une tisane et un croissant au nutella pour moi -je déteste le lait, et ne buvais pas encore de café, alors tous les matins, c'était tisane -, un chocolat chaud et un croissant à la confiture de mûre de notre grand-mère pour ma soeur, nous nous élancions d'un même élan dans une matinée de jeux, pleine de rires enfantins. Arrivé midi, on était toujours en pyjama, et on courait s'habiller avant que ma mère ne sonne la cloche rameutant tout le monde autour de la table familiale. Les dimanches, c'était presque toujours poulet rôti, avec des oignons et de la mayonnaise, des petits-pois carottes et des "chips chaudes", passées au four. Du moins dans mon souvenir. Et pour moi c'était le meilleur repas du monde. Ensuite venait le temps de la lecture, le temps calme de la sieste, des musiques douces et des mots chuchotés. L'après-midi filait sans que l'on s'en rende compte, entre courses d'escargots, patinages en chaussettes sur le parquet de la chambre de mes parents, disputes enfantines et fous rires. Et déjà c'était l'heure du bain, que l'on détestait car il sonnait le glas du dimanche. On avait le doit à un michocko, un bonbon en chocolat fourré au caramel, pour que cela passe mieux. Ces bonbons, ça fait une éternité que je n'en ai plus mangé, mais je suis certaine que pour moi ils auront toujours cette saveur des dimanches soirs. Après, retour aux pyjamas et robes de chambre, dans lesquelles nous nous pelotonnions, fatiguées de notre journée, tièdes et détendues de notre bain. Le souper était calme, le dimanche soir, un peu triste parce qu'il annonçait le retour du lundi fatidique, des cartables et des devoirs. 

Ces dimanches-là n'existent plus que dans mon souvenir, et dans les éclats de voix qui me parviennent du jardin de mes voisins, lorsque j'entend les enfants jouer. 

 

vendredi, 25 janvier 2008

Aujourd'hui j'ai 22 ans.

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dimanche, 13 janvier 2008

Mon cinéma

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 photographe: Elise.
 
Mon cinéma fait l'angle d'une rue commerçante, entre un café animé et un resto rapide, un libraire et un fleuriste. C'est la rue qu'empruntent les étudiants pour descendre sur l'île où se trouve la fac, dans la vieille ville. Elle est pavée, et quand on lève la tête, on aperçoit dans une alcôve la statue d'un soldat peinte en bleu. Mon cinéma est tout petit, les sièges tanguent parfois sur leurs armatures, et souvent on entend le brouhaha confus du café d'à côté. Il y a des soirs où le film n'a pas de sons ou d'images pendant un moment, mais les gens rient dans la salle. Quand il y a des gens. Je suis souvent seule dans ma salle. Dans mon cinéma, il y a surtout des jeunes en quête de films d'auteurs, et des cinquantenaires - cheveux gris, pantalons de velours, lunettes fines et écharpes rouges. Dans le hall on trouve des tracts de concerts ou d'expos. C'est un lieu qui a survécu à bien des guerres contre l'énorme complexe Kinépolis installé en périphérie de la ville, qui propose des salles immenses, un son excellent, des fauteuils confortables, du pop corn et des blockbusters américains. Mon petit cinéma en comparaison paraît bien faible, et pourtant c'est un haut lieu de la vie messine. Il n'y a que là qu'on puisse voir des petits films, des documentaires politiques ou culturels, des manifestations musicales, des conférences historiques sur un film. 
Ce cinéma c'est mon cinéma, celui où je vais entre une fois par mois et quatre fois par semaine.
 
 

lundi, 31 décembre 2007

Bonne année 2008 !

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Tout d'abord je vous souhaite un très bon réveillon de Nouvel An, avec champagne et amis à profusion !  Et puis, bien sûr, une bonne année 2008,mais ne prenez pas trop de"bonnes" résolutions c'est mauvais pour le moral !

Je n'ai pas eu beaucoup de temps entre Noël et Nouvel An pour écrire ici, mais sachez que tout va bien . J'ai passé un super bon Noël, j'ai savouré la chance d'avoir une famille unie et globalement heureuse, j'ai passé deux jours chez ma grande soeur où j'ai pu profiter de mon petit neveu, jouer avec lui, le voir grandir, j'ai ri et partagé de bons moments avec mon autre grande soeur que je n'ai pas l'occasion de voir souvent, et j'ai reçu une bonne nouvelle : je vais sûrement être prise en stage dans un journal !  

Bref, souhaitons que 2008 continue sur cette lancée, que ce soit l'année de la réussite de mes concours, mais aussi du bonheur dans ma vie privée.

Je vous souhaite au moins autant de chance!

 

vendredi, 21 décembre 2007

Un Noël provençal

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 Mon grand-père maternel venait du Sud. Tous les Noëls, il installait patiemment pour nous émerveiller sa magnifique crèche provençale. Un village entier, avec rivière, neige, maisons, montagnes et animaux.Chaque santon était déballé, installé selon une hièrarchie précise, inspirée par l'histoire de la Pastorale. Il y a bien sûr la crèche, avec les personnages connus de tout le monde, Marie, Joseph, le boeuf, l'âne, les bergers, les rois-mages. Mais il y a aussi les personnages de cette histoire typiquement provençale: tout les métiers traditionnels y sont repésentés, du rémouleur à la lingère en passant par le cantonnier. Il y a les bohémiens, les "gardians" à cheval, il y le maire, le curé, il y a les deux jeunes héros de la Pastorale, Mireille et Vincent, il y a le Ravi - le simplet du village, celui qui s'émerveille de tout- il y a le meunier, l'ange Boufaric qui a les joues gonflées à force de souffler dans sa trompette, bref, il y bien une centaine de personnages. La crèche est magnifique. 
Mon grand-père est mort il y a bientôt deux ans. Chaque Noël, c'est désormais à nous de faire sa crèche. En souvenir. C'est un moment important, que l'on passe en famille. On décore le sapin en écoutant des chants de Noël que l'on connaît par coeur parce qu'on les écoute depuis toutes petites. Ensuite, on met Tino Rossi, le chanteur préféré de mon grand-père, qu'il mettait pour notre arrivée chez lui chaque Noël. Et on passe bien une heure à faire la crèche.
Noël, pour moi, c'est donc surtout cette image-là: elle représente à la fois la tristesse de la perte de mon grand-père, le souvenir de lui, son héritage provençal, et la joie de Noël, la solidarité et l'amour familial, elle me montre que l'essentiel de cette fête est d'être ensemble, de perpétuer les traditions, de transmettre aux plus jeunes et de se sentir entouré par une famille, pas parfaite, mais aimante. 
Noël n'est plus la même fête que quand j'étais enfant, où c'était pour moi le centre de l'année, tant attendu, la joie des cadeaux, l'euphorie qui s'emparait de la maisonnée entière, le droit de se coucher tard, l'impatience de l'attente du matin pour ouvrir enfin les paquets. J'y ai trouvé un autre sens, plus nostalgique, mais peut-être aussi plus vrai, plus profond. Noël est désormais l'occasion de dire je t'aime, de passer de moments intimes et chaleureux en famille, de profiter de ces moments qui ne dureront pas et d'apprécier à son juste prix le geste d'offrir. 
 
Je vous souhaite un très beau Noël ! 

vendredi, 14 décembre 2007

Instant magique du quotidien

Un ciel à la Turner au dessus de ma fenêtre 
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samedi, 20 octobre 2007

La danse

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vendredi, 12 octobre 2007

Le bonheur


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 Dessin de Pénéloppe.

lundi, 08 octobre 2007

"Nous créons notre propre réalité par la manière dont nous choisissons de percevoir le monde extérieur." (Elliot Perlman)

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Et moi j'aime bien percevoir le monde comme autant de photographies. J'aime me distancier des gens et des mouvements, regarder en disséquant la vie,  observer en retrait, de façon à ne retenir que l'essence des choses, pour ensuite la retranscrire par l'écriture, le dessin, la photo. L'art permet pour moi de transmettre une émotion - et non une réalité - qui se révèle plus vraie que cette dernière par illusion d'optique.