mercredi, 30 juillet 2008
Résultat

JE SUIS ADMISE A TOURS !!
Enfin, j'ai eu mes résultats! Bon, ça fait un petit bout de temps maintenant, mais j'étais en vacances, loin de toute connexion internet.
Je dormais tranquillement, il était 11h du matin. Ma mère m'a laissé un message paniqué sur mon répondeur, que j'ai eu en me levant à midi (et c'est tôt pour des vacances!). Evidemment, je l'ai rappelé immédiatement, encore toute ensommeillée. Elle m'a hurlé dans l'oreille: "TU ES ADMISE!!!", et là, je lui ai carrément raccroché au nez pour aller sauter partout et surtout dans les bras de ma soeur et des amis qui étaient avec nous en vacances.
J'ai jamais connu un soulagement pareil.
JE SUIS ACCEPTEE, JE SUIS ACCEPTEE, JE SUIS ACCEPTEE.
Bon, du coup, je suis rentrée ce matin de vacances et je repars de suite pour Tours, pour trouver un logement. J'ai aussi plein de papiers à remplir, un stage à trouver, des photocopies à faire, bref, le genre de démarches chiantes quand on est en plein été.
MAIS JE SUIS PRISE. AHAHAHAHAHA !
Excusez le peu d'intelligence de ce post, mais je suis trop euphorique pour réfléchir.
Bonne suite de vacances à tous!
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vendredi, 11 juillet 2008
Vacances !
15:06 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
dimanche, 06 juillet 2008
Enfance

Dimanche 6 juillet 2008. 16h35. J'écris ce qui me passe par la tête, parce qu'on est dimanche et que faire une vraie note un dimanche relève du chemin de croix. Surtout si l'on part du principe qu'à l'heure qu'il est, je viens de me lever. Le dimanche, je fais tout dans le désordre. Je prend l'apéro à 3h du matin. Je fais la sieste à l'aube, à l'heure où blanchit la campagne (!). Je petit-déjeune à 14h30. Je dors entre 15h et 16h. Mes dimanches sont comme ça, maintenant. Tous. C'est à cause du sacré samedi soir. LE jour où on ne reste pas chez soi. Je crois bien que ça fait quatre ans que je ne suis pas restée chez moi un samedi soir. C'est une institution, et je ne manquerais pas à l'appel avant la trentaine bien sonnée et les enfants à mettre au lit - quoique cette tâche une fois faite, je me permettrais sans doute l'apéro avec mon hypothétique mari.
Les dimanches de l'enfance où le temps s'étirait paresseusement sont bien loin. Ces dimanches où l'on se levait avec l'odeur des croissants chauds, en robe de chambre et pantoufles, les yeux bouffis de sommeil. Après avoir englouti une tisane et un croissant au nutella pour moi -je déteste le lait, et ne buvais pas encore de café, alors tous les matins, c'était tisane -, un chocolat chaud et un croissant à la confiture de mûre de notre grand-mère pour ma soeur, nous nous élancions d'un même élan dans une matinée de jeux, pleine de rires enfantins. Arrivé midi, on était toujours en pyjama, et on courait s'habiller avant que ma mère ne sonne la cloche rameutant tout le monde autour de la table familiale. Les dimanches, c'était presque toujours poulet rôti, avec des oignons et de la mayonnaise, des petits-pois carottes et des "chips chaudes", passées au four. Du moins dans mon souvenir. Et pour moi c'était le meilleur repas du monde. Ensuite venait le temps de la lecture, le temps calme de la sieste, des musiques douces et des mots chuchotés. L'après-midi filait sans que l'on s'en rende compte, entre courses d'escargots, patinages en chaussettes sur le parquet de la chambre de mes parents, disputes enfantines et fous rires. Et déjà c'était l'heure du bain, que l'on détestait car il sonnait le glas du dimanche. On avait le doit à un michocko, un bonbon en chocolat fourré au caramel, pour que cela passe mieux. Ces bonbons, ça fait une éternité que je n'en ai plus mangé, mais je suis certaine que pour moi ils auront toujours cette saveur des dimanches soirs. Après, retour aux pyjamas et robes de chambre, dans lesquelles nous nous pelotonnions, fatiguées de notre journée, tièdes et détendues de notre bain. Le souper était calme, le dimanche soir, un peu triste parce qu'il annonçait le retour du lundi fatidique, des cartables et des devoirs.
Ces dimanches-là n'existent plus que dans mon souvenir, et dans les éclats de voix qui me parviennent du jardin de mes voisins, lorsque j'entend les enfants jouer.
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jeudi, 03 juillet 2008
Suspense, peur et métaphysique
Hé non, je ne sais toujours pas où je serai ni ce que je ferai à la prochaine rentrée! La situation aurait dû se débloquer cette semaine, et elle a en effet progressé, mais rien n'est réellement fixé. J'ai bel et bien eu mes résultats pour l'intégration en Année Spéciale de Journalisme à Tours, mais il s'avère que je suis sur liste complémentaire...Quand je disais que je m'attendais à tout! Refusée en DUT parce que mon dossier est de trop haut niveau, mais sur liste complémentaire pour l'ASJ...Dans un entre-deux...Pfff ça me fait vraiment râler! Parce qu'avec tout ça, je risque de plus en plus de me retrouver sans aucune formation l'année prochaine.
Bon, apparemment je serai deuxième sur la liste d'attente - mais chuuut, je ne suis pas censée le savoir. L'espoir n'est pas mort. Alors voilà, j'attend, j'attend, j'attend...Je vais tous les jours consulter le site. Rien ne bouge.
Je me sens un peu engluée dans une situation périlleuse: soit j'ai la formation et je suis la plus heureuse au point de faire la fête trois jours et trois nuits en sautant en tout sens, soit je ne l'ai pas et je stagne dans ma vie, sans savoir quelle décision prendre pour avancer. Parce que j'ai beau réfléchir, je ne sais pas quoi faire d'autre. Je ne me vois pas faire autre chose que du journalisme. Je sais que ça peut paraître prétentieux, et je ne crois pas aux vocations (même religieuses), mais c'est tout de même ce que je ressens. Je ne suis pas faite pour ce métier, parce que ça ne veut rien dire, mais mon expériene, ma vie, mes intérêts, mes choix, tout me porte vers lui. Il s'avère que ce que je suis devenue -et pourtant, par d'infimes différences je sais que j'aurai pu être tout autre- provoque en moi le désir unique d'exercer ce métier. Si ma vie eût été autre, si j'avais été moi mais en étant autre, peut-être ne le voudrais-je pas? Je ne sais pas, tout ce que je sais c'est que je n'envisage ma vie future que sous cet angle. C'est dangereux. Mais vrai. Dans ma tête, je suis déjà journaliste, je vois la vie par ces yeux-là, je me présente sous cet angle-là, mes actes, mes choix, mes gestes et mes paroles sont dictés par cette envie, ce besoin.
Alors, que ferai-je si ce rêve m'échappe? C'est un néant qui me fait peur tellement j'ai toujours rêvé d'avoir ma vie, ma vie idéale, ma vie rêvée des anges. Ma vie existe en moi, l'imaginaire est la réalité de mes rêves, mais pour moi, elle est tellement présente qu'elle en devient réelle bien qu'invisible souvent aux yeux des autres. Ma vie, je la vois, je la sens. Je me bats pour la réaliser.
On m'a dit (après deux bouteilles de vin) que j'étais le genre de fille qui infuse lentement. Au premier abord, on ne me remarque souvent pas. On me juge sans intérêt. Pourtant parfois on me dit que je suis jolie. Mais ce n'est pas ça, ce n'est pas l'apparence, c'est mon essence qui transparaît, une certaine pudeur, une certaine timidité, une peur de dévoiler, qui gêne la plupart des gens qui détestent le silence et le mystère. Une tristesse et une solitude dans le regard. Mais magré moi m'a-t-on dit, j'infuse. J'imprègne les gens de mon être, au bout d'un certain temps, et ils en viennent à me connaître, un peu.
J'ai un univers intérieur. Et je le partage rarement. J'ai trop peur de le perdre en le dévoilant, que l'on rit en regardant la scène de théâtre dans mon crâne, en examinant les palpitations de mon coeur. Mon univers intérieur est ma richesse, certains en connaissent une grande partie, personne sans doute ne le connaît entièrement. Peuplé d'idéaux piochés dans films et romans, je sais que je ne vivrai jamais ma vie idéale, mais je m'en rapproche simplement. Etre celle que je veux être, et non me laisser porter par le courant de la facilité, me laisser modeler par les choix que la vie m'impose, non non non.
Etre journaliste. Peindre. Ecouter du jazz le soir tard. Danser sur du bon vieux rock'n'roll. Fumer en écoutant du reggae dans un hamac, en racontant sa vie à son meilleur ami. Faire du vélo. Rire. Travailler sur des articles passionnants. S'engager. Aimer.
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mercredi, 02 juillet 2008
"Valse avec Bachir" d'Ari Folman

Sélectionné au Festival de Cannes (d'où il est reparti absurdement bredouille), le film de Folman est un très beau et très bon "docu animé". Ari Folman y évoque ses propres souvenirs de la guerre du Liban, notamment les massacres de Sabra et Chatila en 1982. Le cinéaste est allé à la rencontre de témoins de cette époque pour faire parler leur mémoire, mettant en scène ces souvenirs sous forme de dessin animé. L'Israélien précise que cette histoire est sa propre histoire. Et que ce film lui a servi de thérapie. Durant les quatre années de tournage, il a dû se confronter aux zones d'ombre de sa mémoire liées à sa participation à la guerre.
00:37 Publié dans Culture et art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note