jeudi, 03 juillet 2008

Suspense, peur et métaphysique

 

18443236_w434_h_q80.jpgHé non, je ne sais toujours pas où je serai ni ce que je ferai à la prochaine rentrée! La situation aurait dû se débloquer cette semaine, et elle a en effet progressé, mais rien n'est réellement fixé.

J'ai bel et bien eu mes résultats pour l'intégration en Année Spéciale de Journalisme à Tours, mais il s'avère que je suis sur liste complémentaire...Quand je disais que je m'attendais à tout! Refusée en DUT parce que mon dossier est de trop haut niveau, mais sur liste complémentaire pour l'ASJ...Dans un entre-deux...Pfff ça me fait vraiment râler! Parce qu'avec tout ça, je risque de plus en plus de me retrouver sans aucune formation l'année prochaine.  

Bon, apparemment je serai deuxième sur la liste d'attente - mais chuuut, je ne suis pas censée le savoir. L'espoir n'est pas mort. Alors voilà, j'attend, j'attend, j'attend...Je vais tous les jours consulter le site. Rien ne bouge.

Je me sens un peu engluée dans une situation périlleuse: soit j'ai la formation et je suis la plus heureuse au point de faire la fête trois jours et trois nuits en sautant en tout sens, soit je ne l'ai pas et je stagne dans ma vie, sans savoir quelle décision prendre pour avancer. Parce que j'ai beau réfléchir, je ne sais pas quoi faire d'autre. Je ne me vois pas faire autre chose que du journalisme. Je sais que ça peut paraître prétentieux, et je ne crois pas aux vocations (même religieuses), mais c'est tout de même ce que je ressens. Je ne suis pas faite pour ce métier, parce que ça ne veut rien dire, mais mon expériene, ma vie, mes intérêts, mes choix, tout me porte vers lui. Il s'avère que ce que je suis devenue -et pourtant, par d'infimes différences je sais que j'aurai pu être tout autre- provoque en moi le désir unique d'exercer ce métier. Si ma vie eût été autre, si j'avais été moi mais en étant autre, peut-être ne le voudrais-je pas? Je ne sais pas, tout ce que je sais c'est que je n'envisage ma vie future que sous cet angle. C'est dangereux. Mais vrai. Dans ma tête, je suis déjà journaliste, je vois la vie par ces yeux-là, je me présente sous cet angle-là, mes actes, mes choix, mes gestes et mes paroles sont dictés par cette envie, ce besoin. 

Alors, que ferai-je si ce rêve m'échappe? C'est un néant qui me fait peur tellement j'ai toujours rêvé d'avoir ma vie, ma vie idéale, ma vie rêvée des anges. Ma vie existe en moi, l'imaginaire est la réalité de mes rêves, mais pour moi, elle est tellement présente qu'elle en devient réelle bien qu'invisible souvent aux yeux des autres. Ma vie, je la vois, je la sens. Je me bats pour la réaliser. 

On m'a dit (après deux bouteilles de vin) que j'étais le genre de fille qui infuse lentement. Au premier abord, on ne me remarque souvent pas. On me juge sans intérêt. Pourtant parfois on me dit que je suis jolie. Mais ce n'est pas ça, ce n'est pas l'apparence, c'est mon essence qui transparaît, une certaine pudeur, une certaine timidité, une peur de dévoiler, qui gêne la plupart des gens qui détestent le silence et le mystère. Une tristesse et une solitude dans le regard. Mais magré moi m'a-t-on dit, j'infuse. J'imprègne les gens de mon être, au bout d'un certain temps, et ils en viennent à me connaître, un peu. 

J'ai un univers intérieur. Et je le partage rarement. J'ai trop peur de le perdre en le dévoilant, que l'on rit en regardant la scène de théâtre dans mon crâne, en examinant les palpitations de mon coeur. Mon univers intérieur est ma richesse, certains en connaissent une grande partie, personne sans doute ne le connaît entièrement. Peuplé d'idéaux piochés dans films et romans, je sais que je ne vivrai jamais ma vie idéale, mais je m'en rapproche simplement. Etre celle que je veux être, et non me laisser porter par le courant de la facilité, me laisser modeler par les choix que la vie m'impose, non non non. 

Etre journaliste. Peindre. Ecouter du jazz le soir tard. Danser sur du bon vieux rock'n'roll. Fumer en écoutant du reggae dans un hamac, en racontant sa vie à son meilleur ami. Faire du vélo. Rire. Travailler sur des articles passionnants. S'engager. Aimer.  

Commentaires

Deuxième sur liste complémentaire, je pense que tu peux considérer que c'est bon...
Demain, les résultats de l'IFP tombent, plus tard dans le mois, ceux des trois PEMEP, entre-temps il y aura eu les autres... et donc, des désistements.
A l'année prochaine en ASJ ;-)

Ecrit par : Cléa | jeudi, 03 juillet 2008

Salut Cléa!
Merci de me rassurer, tout le monde me dit la même chose, mais je ne veux pas être trop optimiste, j'ai trop peur d'être déçue. J'espère en tout cas que l'on se verra l'année prochaine à Tours! Tu es prise toi?

Ecrit par : Cécile | vendredi, 04 juillet 2008

Oui, je serai en ASJ à la rentrée... et je t'y attends :-)
J'aime beaucoup ton blog et ton écriture (et en vrai, j'ai presque le même prénom que toi, il y a juste un "i" supplémentaire qui se promène).

Ecrit par : Cléa | vendredi, 04 juillet 2008

j'espère aussi qu'on sera ensemble pour la rentrée! merci pour les compliments. Tu as tenté d'autres concours? lesquels?
au plaisir de te voir sur mon blog!

Ecrit par : cécile | samedi, 05 juillet 2008

Je ne voulais que l'ASJ, parce que je veux bosser en presse mag et que ça dure un an (ça laisse le choix de travailler directement après ou, au pire, de poursuivre encore un an, mais toujours en étant spécialisé, ce qui n'est pas le cas des écoles).
Mais j'avais tenté le Celsa, seulement pour voir, car, après des conversations avec des étudiants de là-bas, je me disais que je ne plairais pas dans cette école.
Et puis l'IFP, mais un peu en touriste (j'avoue...).
A bientôt !

Ecrit par : Cléa | samedi, 05 juillet 2008

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