lundi, 18 février 2008
Deux en un : "Juno" de Jason Reitman, et "Notre univers impitoyable" de Léa Fazer
Je n'avais pas du tout envie d'aller voir "Juno". Les affiches m'avaient donné le sentiment d'un film niais et creux, une comédie gentillette sur la grossesse d'une ado qui n'existe pas dans la vraie vie. Mais ma mère m'a convaincu du contraire après avoir vu le film avec une amie. Elle m'a dit: "Tu devrais aller le voir, ça ressemble un peu à Little Miss Sunshine, c'est le même genre de comédie indépendante à l'humour pas du tout français". Alors, en bon petit mouton de panurge, j'ai eu envie d'y aller.
"Juno McGuff, 16 ans, est une jeune fille qui n'a pas la langue dans sa poche mais qui, sous ses airs de dure, se cherche comme toutes les adolescentes de son âge. Alors que la plupart de ses copines de lycée passent leur temps sur Internet ou au centre commercial, Juno ne fait rien comme les autres. C'est ainsi qu'un jour où elle s'ennuie, elle couche avec Bleeker, garçon aussi charmant que peu prétentieux. Mais quand elle tombe enceinte accidentellement, elle décide de trouver le couple de parents adoptifs idéal qui pourra s'occuper de son bébé. Avec l'aide de sa meilleure amie Leah, elle repère dans les petites annonces du journal local Mark et Vanessa Loring qui rêvent d'adopter leur premier enfant. Soutenue par sa famille, Juno fait la connaissance des Loring. Tandis que le terme de sa grossesse approche, Juno va devoir faire preuve de maturité et de courage..." [allociné].
Le film est réellement drôle, pourtant le sujet, s'il était traité autrement, pourrait être dramatique. Je n'ai pas été déçue du tout. Ellen Page, qui joue le rôle de Juno, est à tomber par terre, elle est tout simplement géniale et je parie qu'on entendra encore parler d'elle. Elle ressemble un peu à Isabelle Adjani jeune, en dix fois moins coconne, par sa gouaille et ses airs de dure, elle m'a fait penser à Natalie Portman, et ça c'est déjà plus chouette comme comparaison. Les seconds rôles du film sont excellents, tous les personnages sont psychologiquement construits, avec leur personnalité, leur humour... C'est le genre de personnages qu'on oublie pas, qui sortent des répliques à mourir de rire. Parce que le mieux, dans "Juno", finalement c'est les dialogues. C'est eux qui donnent toute sa personnalité à ce film au sujet pourtant classique, tout son humour et toute sa drôlerie. Bref, un film qui change des comédies françaises toujours pareilles.
En parlant de comédies françaises, j'ai aussi été voir récemment "Notre univers impitoyable".
"Pour Margot et Victor, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ils sont beaux, jeunes, cadres dynamiques dans le même cabinet d'avocats d'affaires et surtout, ils filent le parfait amour. Mais rien ne va plus le jour où Nicolas Bervesier, leur patron, est contraint de nommer un nouvel associé pour l'épauler. Uni dans la vie, le couple se retrouve bien malgré lui en concurrence frontale. Bienvenue dans un monde impitoyable : celui du travail et de ses dommages collatéraux..." [allociné].
Celui-là, j'ai plus été le voir par ennui qu'autre chose. C'était plus ou moins un hasard, je n'avais rien à faire ce soir-là, j'ai regardé quels films passaient et c'était le seul qui correspondait à mes horaires. Mais ça a plutôt été une bonne surprise. Loin d'être convenu, ce film est original et donne à réfléchir sur un sujet finalement super intéressant et qui nous concerne tous, les différences hommes-femmes au travail. En plus, la conclusion finale est vraiment bien et je suis tout à fait d'accord avec la philosophie d'ensemble du film.
Il est traité d'une manière super sympa en plus, en exploitant les deux solutions comme deux histoires parallèles, avec simplement des différences esthétiques et dans le physique des personnages, non seulement pour que le spectateur s'y retrouve mais aussi pour montrer l'impact des conséquences sur le personnage lui-même.
Bref, ce petit film vu par hasard était sympa, sans prétention mais original, avec de bons acteurs (j'ai retrouvé Alice Taglioni et Jocelyn Quivrin avec plaisir, ça change, plutôt que de voir une énième fois les mêmes acteurs français, un peu de renouvellement ne fait pas de mal).
Voilà pour les films du moment! Le prochain sur ma liste est - évidemment- le dernier Cédric Klapisch avec Romain Duris et Juliette Binoche, "Paris".
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mercredi, 13 février 2008
Mano Solo 3
14:08 Publié dans Moi, une artiste? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 12 février 2008
Mano Solo 2
23:28 Publié dans Moi, une artiste? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
dimanche, 10 février 2008
Mano Solo
23:10 Publié dans Culture et art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 06 février 2008
Samedi: Mano Solo en concert.
Samedi soir, je vais voir Mano Solo en concert. Pour la première fois. Peut-être aussi la dernière. C'est certain, ça va être un moment très fort. Ce mec, il dit des choses tellement profondes, qui touchent tellement..Ce mec, c'est un peu la définition que je donnerais de l'"Artiste". Je suis tout simplement heureuse d'avoir l'occasion de le voir sur scène.
Mano Solo est né Emmanuel Cabut à Châlons-sur-Marne le 24 avril 1963.
Dès 17 ans, il joue dans un groupe punk, les Chihuahuas, au sein duquel il est guitariste mais c'est au début des années 1990 qu'il passe derrière le micro et interprète ses textes. Il chante fréquemment au théâtre du Tourtour avec Marousse et P'tit Louis. Le premier album, la Marmaille nue sort en 1993 et se vend à 100 000 exemplaires la première année. En 1995 sort le deuxième album, Les Années sombres, qui est, comme son titre l'indique, un album sombre (disque d'or également dès les premiers mois)...
Il retrouve l'année suivante en 1996 une partie des Chihuahuas pour l'album Frères Misère. Les rythmes sont parfois proches du punk et les textes abordent des thèmes plus engagés que pour les précédents albums solo. Peu médiatisé, cet album ne rencontrera pas un succès immédiat.
En parallèle à sa carrière de chanteur, Mano Solo développe d'autres talents. Il dessine et peint, notamment les pochettes de ses albums. Il écrit aussi et avec l'argent gagné grâce à la musique, il monte sa propre société d'édition (La Marmaille nue) et publie deux ouvrages. En 1995, un recueil de poèmes, Je suis là, et en 1996, un roman, Joseph sous la pluie (épuisé).
En 1997 sort un nouvel album solo : Je sais pas trop (disque d'or) enregistré live aux mélodies et aux sonorités une nouvelle fois originales.
Deux ans plus tard, Mano Solo enregistre le double-album Internationale Shalala en live au Tourtour, un petit théâtre où il se produit régulièrement depuis ses débuts. Il joue seul à la guitare, accompagné (à la guitare également) par Jean-Louis Solans. Les morceaux sont extraits des précédents albums solos, à l'exception du Shalala, un hymne de « révolution intérieure » que l'artiste chante avec son public à la fin de chaque concert. Son message est positif et dynamique.
Son deuxième album live, intitulé La Marche, sort en 2002, il reprend en grande partie des morceaux de l'album Dehors, sorti entre temps (en août 2000). L'album est accompagné d'un DVD où l'artiste fait figurer, au côté de photos et d'extraits de concerts, des animations en images de synthèses sorties de sa propre imagination. Depuis 2001, Mano Solo s'intéresse de près à Internet, il crée et développe son propre site autour de ses centres d'intérêts politiques, sociaux et artistiques, encourageant ses visiteurs à être eux-même créatifs.
En 2004 sort Les Animals. Comme à chaque album, le son est nouveau et les textes dégagent toujours la même énergie servie par un langage maîtrisé d'une grande poésie. Certains titres sont de nouveaux enregistrements d'anciennes chansons. Y figure également le titre Botzaris, enregistrée avec Les Têtes Raides.
Il fait deux apparitions sur l'album Dans le caillou de Karpatt.
En 2006, Mano Solo ne renouvelle pas son contrat Warner, sa maison de disque. Il s'autoproduit avec un nouvel album, In The Garden, qui est sorti en mars 2007. Il propose ce disque à la vente par souscription depuis le 18 septembre. Tous les mois, le souscripteur a accès à de nouveaux contenus (chansons ou films) et à la sortie, il reçoit l'album. L'argent récolté sera utilisé pour la promotion de l'album. Par cette démarche, l'artiste souhaite se démarquer de l'industrie classique tout en montrant que la production artistique a un coût.
Mano Solo reste avant tout un artiste très engagé. En mars 2006 il organise un concert au Bataclan dont les fonds ont été reversés à l'association Fazasoma qui vient en aide à la population malgache. Il anime également, depuis janvier 2007, une émision de radio sur Aligre FM (93.1), Le Clou de la Soirée, tous les derniers samedis du mois de minuit à pas d'heure, où il donne la parole à ceux qui ne l'ont pas. Sans parler de ses nombreuses apparitions dans des rassemblements visant à rétablir l'égalité.
Son site officiel, qui permet de bien voir et explorer l'univers que Mano Solo a bâti autour de lui, c'est ici
Le site construit autour de son album "Les Animals", où on peut entendre des ptits bouts des chansons (en cliquant sur les chiens!), par ici
Et encore un autre site, non officiel cette fois: c'est là !
Pour le voir peindre en direct...
Une chanson poignante (merci Zoune!) ici
Pour en écouter encore:
L'album "La marche", à écouter absolument! j'adore les deux premières chansons, "Des pays" et "Je taille ma route".
"Allo Paris" (une de mes préférées, parce qu'elle me rappelle tellement de souvenirs..de voyages en clio pourrie, hein Sandr!)
"Dis-moi"
"Je suis venu vous voir" (ça c'est LA chanson qui me fait pleurer...)
12:15 Publié dans Culture et art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 05 février 2008
"Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street" de Tim Burton
Site officiel : ici
Je reviens tout juste du cinéma. Verdict: je suis contente d'être une fille et de ne jamais avoir à me raser la barbe. Arg. Cette histoire de barbier égorgeur, c'est du pur Tim Burton, la poésie en moins. J'avais adoré "Edward aux mains d'argent", apprécié "Charlie et la chocolaterie", détesté "La planète des singes", été marquée par "Sleepy Hollow", impressionnée par "L'étrange Noël de Monsieur Jack", modérement aimé "Mars Attack" quand j'avais douze ans, rêvé devant "Big Fish"...Là je vais faire des cauchemars, c'est sûr. Tim Burton est connu pour son univers gothique, sombre, et poétique. Dans "Sweeney Todd", c'est pareil, sans poésie. Ou alors, tragique, la poésie, et gore.
Mais ça reste Tim Burton, les images sont belles, très soignées, les acteurs sont géniaux parce qu'ils connaissent leurs rôles sur le bout des doigts (vous avez déjà vu Helena Bonham Carter dans un autre rôle, vous? Je suis tellement habituée que j'ai du mal à l'imaginer sans mitaines en dentelles gothiques.) L'histoire, basée sur des faits divers plus ou moins avérés (Quelle horreur! Encore mieux que Jack l'Eventreur!) est à mon goût un peu longuette, sans assez de péripéties ou de suspense.
Bon, je ne vais pas aller jusqu'à dire que je n'ai pas aimé, mais j'ai été déçue. Toutes ces scènes où gicle le sang...ç'aurait tout de même été plus fort et plus beau si ça n'était que suggéré. Tim Burton, à mon avis, aurait pu mieux faire. Cependant, il reste fidèle à lui-même, et ça c'est chouette, c'est comme retrouver un vieux copain. Rien à redire de Johnny Depp, qui parvient à rester sexy avec une tête morbide, une mèche blanche, les yeux fous et une lame de rasoir ensanglantée à la main. Et il chante, en plus. Décidemment, les chemises à larges manches en dentelle lui vont bien.
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