mercredi, 28 novembre 2007

Brokeback Mountain

S'il est bien un film qui me fait pleurer, c'est celui-là. "Brokeback Mountain". Je viens de le revoir pour la quatrième fois je crois, et évidemment, les chansons du génériques défilent en même temps que les larmes sur mes joues.

 

Genre: Drame
Nationalité: Américain
Durée: 2h15min
Réalisation : Ang Lee
Avec : Jake Gyllenhaal, Heath Ledger, Anne Hathaway, Michelle Williams.

 

 


"Tant que le vent sera libre, les cow-boys continueront d'exister." [Ballade pour un cow-boy.]

Non seulement les histoires d’amour finissent mal, mais désormais, elles donnent du fil à retordre aux cinéastes. Il faut voir le traitement que Hollywood inflige à ses love stories : des comédies romantiques « énormes » (et souvent drôles d’ailleurs), à la sauce trash, pour mettre à distance la romance et éviter d’ennuyer les foules avec les sentiments, ces vieilles choses. Depuis Sur la route de Madison (1995), de Clint Eastwood, un seul film a soufflé avec succès sur les braises du mélo d’amour immémorial. Il venait d’Extrême-Orient : In the mood for love. Cet exploit signé Wong Kar-wai était d’abord une affaire de style : forme déconstruite, tournoiement de signes fétichisés.
Le Secret de Brokeback Mountain, hollywoodien mais réalisé par un autre Asiatique mondialement connu, Ang Lee (Tigre et Dragon, Hulk), est au contraire d’un classicisme total. Pourtant, il parvient à une prouesse analogue : redonner toute sa vigueur au film d’amour. Cette réussite tient d’abord à un récit, grande spécialité américaine. La nouvelle d’Annie Proulx (Brokeback Mountain tout court) publiée pour la première fois dans le New Yorker en 1999, aujourd’hui rééditée en France (chez Grasset), est fulgurante. En moins d’une centaine de pages, toute l’ivresse et le malheur d’une passion mutuelle et impossible entre deux gardiens de bétail du Wyoming, de 1963 au début des années 80. L’idée d’en faire un film vint très vite, le projet resta longtemps entre les mains de Gus Van Sant et effraya plus d’un acteur (dont Brad Pitt et Leonardo DiCaprio). C’est à croire que tout a changé en quelques années : aujourd’hui, Brokeback Mountain est, outre-Atlantique, le film le plus prisé par la critique et les gens de cinéma. Il a aussi obtenu le Lion d’or au dernier festival de Venise.
Quand Jack le brun et Ennis le blond sont engagés pour garder ensemble un troupeau de moutons, pendant la saison de transhumance, ils ont 20 ans, ne se connaissent pas. On apprend au détour de leurs conversations rudimentaires qu’ils viennent tous les deux de familles modestes, évidemment rurales, et qu’Ennis, de loin le plus fruste, a perdu ses parents encore môme. La première partie du film dévide les semaines passées à deux en pleine nature, selon le protocole voulu par le propriétaire du troupeau : l’un dort en altitude, près des moutons, l’autre, un peu plus bas, au camp… Ils partagent des boîtes de haricots le soir auprès du feu. Amicalement. Jusqu’à la nuit où, moitié à cause du froid et du whisky, moitié parce que Jack le veut, ils couchent ensemble.
L’homosexualité entre cow-boys, oui, mais le film ne se veut pas pour autant une « relecture » du western antique, à la lumière d’une (relative) décontraction des mœurs contemporaines. Les années 60, où s’inscrit Brokeback Mountain, sont d’ailleurs marquées par le déclin de l’Ouest mythique et celui du western. Au fond, Ang Lee n’emprunte à ce genre que ses paysages et ses costumes, pas du tout ses structures narratives ni son esprit – aucun éloge du labeur des cow-boys, montré ici sous un jour fastidieux au possible. Brokeback Mountain est avant tout un intense mélodrame, une histoire d’empêchement. Quand les deux garçons terminent leur job saisonnier, finie aussi la lune de miel. L’Amérique profonde, archaïque (celle-là même qui perdure toujours), rappelle à l’ordre les amants. Ennis en a intégré tous les interdits, Jack en subira les conséquences.

Ce sont donc des acteurs peu connus (du moins à la sortie du film) qui « osent » jouer les pédés dans ce film qui restera une première dans l’histoire de Hollywood. On peut préférer la fine sobriété de Jake Gyllenhaal (Jack) à la composition très payante de Heath Ledger, avec accent péquenot à tailler au couteau. Mais tous deux réussissent le plus difficile : exprimer de l’intérieur le passage des années et les regrets creusés, alors que leur maquillage de vieillissement se fait un peu trop voyant. Et s’il manque parfois, à la réalisation, le génie spécial d’un… Wong Kar-wai pour dire le lent et vain écoulement de l’énergie vitale loin de l’être aimé, deux personnages bouleversants s’incarnent bel et bien. Jack qui dit oui à tout en restant fixé sur un seul objet d’amour ; Ennis qui, au fil du temps, dit non à tous (sa femme, son amant, sa maîtresse, sa fille), incapable de vivre ni selon son cœur ni autrement.
Le film – comme la nouvelle – séduit aussi par sa manière, très inactuelle, de prôner une sorte de religion du souvenir. On voit à plusieurs reprises les deux cow-boys s’évader en pleine nature lors de leurs rares moments partagés, une fois qu’ils sont englués dans leurs destins respectifs. On peut d’abord penser qu’il s’agit d’échapper aux regards d’autrui, à la norme sociale, etc. Mais, peu à peu, il apparaît que leurs escapades sont autant de pèlerinages. Sans jamais oser retourner à Brokeback Mountain, ils reconstituent tacitement, invariablement, les conditions de leur première fois. Comme s’il n’y avait qu’un seul instant d’éternité dans toute une vie et, ensuite, des décennies vouées, en solitaire ou à deux, au culte de cet instant.
[Telerama.fr]

mardi, 27 novembre 2007

A la recherche de la parfaite petite robe... blanche

Parce que de parfaites petites robes noires, j'en ai déjà 3. Parce qu'une robe blanche, ou beige, c'est tellement romantique. Parce que j'ai envie d'un Noël blanc (haha). Parce que ça fait très Virgin Suicides. Parce qu'une robe claire sur des collants gris, c'est juste sublime. Parce que j'ai envie de me sentir jolie. Parce qu'il faut bien aller d'idéaux en idéaux (vestimentaires ou pas).

J'ai envie de choses comme ça (photos piquées ici et , merci à leurs merveilleuses propriétaires)

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Relance

ac1b6451bb4b9e8fa3c8817704f4b809.jpgIl y a un petit moment tout de même que j'ai terminé ces articles pour Initiatives Afrique. Comme Monsieur P.O me l'avait demandé, j'avais ensuite envoyé les infos nécessaires pour avoir un contrat de pigiste.

Depuis, aucune nouvelle.  

J'ai enfin osé réclamer :

Bonjour,

N'ayant pas de nouvelles, ni de vous ni du service comptabilité, je me permets de vous écrire pour vous demander ce qu'il en est de l'établissement d'un contrat de piges, ainsi que de la parution du numéro de décembre d'Initiatives Afrique. J'aimerais en effet savoir où puis-je me procurer celui-ci. Où est-il en vente, faut-il le commander..?

Bien à vous,
Cécile


Edit :

Bonjour,

Pour ce qui est du contrat de piges, vous devriez encore le recevoir d'ici la fin de semaine, je me suis entretenu hier même à ce sujet avec le responsable du service comptabilité pour l'envoi des contrats du mois de décembre.

Pour ce qui est du magazine papier lui-même, il n'est pas encore disponible, il est actuellement en mise en page avant impression et sera disponible pour le 10 décembre. Evidemment je vous en enverrai un exemplaire.

Je reviens très vite vers vous pour préparer le numéro de janvier.

Et là, j'ai un grand sourire.... !!! 

lundi, 26 novembre 2007

"De l'autre côté"

1f86dded49ed9a590371f27e37a37cd3.jpgActuellement au cinéma, "De l'autre côté" est à mon avis un film à voir. Emouvant, juste, tragique, réaliste... J'ai beaucoup aimé. Entre l'Allemagne et la Turquie, ce film retrace le destin entremêlé de six personnages en quête de pardon et de réconciliation.

 

Synopsis (d'après Allociné) : Malgré les réticences de son fils Nejat, Ali, veuf, décide de vivre avec Yeter, une prostituée d'origine turque comme lui. Mais Nejat, jeune prof d'allemand, se prend d'affection pour Yeter lorsqu'il comprend qu'elle envoie son argent à sa fille en Turquie, pour lui payer des études. La mort accidentelle de Yeter éloigne durablement le père de son fils. Nejat se rend à Istanbul dans l'espoir de retrouver la trace d'Ayten, la fille de Yeter.
A Hambourg, Ayten sympathise avec Lotte, une étudiante allemande aussitôt séduite par le charme et l'engagement politique de la jeune Turque. Lotte propose même à Ayten de l'héberger chez elle, malgré les réticences de sa mère, Susanne. Arrêtée et placée en détention, Ayten est finalement reconduite à la frontière puis incarcérée en Turquie. Sur un coup de tête, Lotte décide de tout abandonner et de se rendre en Turquie.

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 Et puis la grande découverte de ce film, c'est Baki Davrak, qui joue Nejat : solitaire, talentueux, tiraillé entre Allemagne et Turquie, sombre, gentil, accueillant, aimant, Nejat incarne un joli portrait d'homme comme je les aime.

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dimanche, 25 novembre 2007

Icône (2) Les films et la mode

Louis Garrel dans "Les chansons d'amour"

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Synopsis : Julie aime Ismaël, Ismaël aime Julie. Entre eux, dans leur lit, vient se glisser Alice. Tout irait bien dans le meilleur des mondes si Julie ne mourrait subitement d’un arrêt cardiaque provoqué par un caillot de sang. Comment Ismaël va-t-il pouvoir continuer à vivre sans l’amour de son amie disparue ? C’est là, l’essentielle trame narrative du film de Christophe Honoré, bien que celui-ci en profite pour traiter subrepticement de plusieurs autres sujets parallèles (Paris, la famille, les amours homos et hétéros…), sujet étant un bien grand mot tant il met de finesse et de légèreté dans son propos.Les passages chantés relaient à la perfection les dialogues qui se poursuivent en musique avec gaieté ou mélancolie.  "Les Chansons d’amour" est le plus beau film de Christophe Honoré depuis "17 fois Cécile Cassard". Si certains peuvent le prendre comme un film « bobo-branchouille », d’autres n’hésiteront pas à s’identifier aux personnages quitte à voir le films plusieurs fois. Ludique, triste et beau, ce film est un petit bijou. Vous serez prévenus.

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Je veux le revoir. Ah, si j'étais riche! Je filerai illico m'acheter un home cinema, la BO du film et je trépignerais sur place en attendant le DVD.

En somme, j'ai adoré. Je ne sais pas exactement pourquoi. Ce film était exactement ce que j'attendais. Je l'ai vu et il est monté direct dans les cieux du palmarès de mes films préférés, aux côtés de Carnets de voyage, Eternal Sunshine, Virgin Suicides et autres petits bijoux.

Certes, au début, on ressent une envie de rire et une sensation de bizarre quand les personnages se mettent à chanter. Mais on s'y fait. On a même l'impression de tout comprendre sans des torrents de blablas inutiles, par des gestes infimes, un vol d'oiseau, une lumière rasante, un regard.

Ce film est BEAU. Au premier sens du terme, esthètiquement parlant. C'est un plaisir de regarder ces images.

Et puis, ce film m'a touché. Je me suis identifié à ces personnages, ou plutôt, à cette génération, à cette manière d'être, de ne pas savoir être. Je n'ai pas aimé Ludivine Sagnier que pourtant d'habitude j'apprécie, mais par contre, gros coup de coeur pour Louis Garrel et Clothilde Hesme. Lui, son regard sombre, ses boucles ébouriffées, les jolies courbes de ses épaules et sa bouche amère. Elle, son rire pétillant, le rouge de ses lèvres, ses yeux farceurs et son aisance moqueuse.

Je ne sais pas pourquoi j'ai tant aimé ce film pourtant étrange, triste et élitiste. Mais c'est un fait, j'ai aimé.

 

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Louis Garrel est parfait. Il est le symbole, le fer de lance des années 2000. Quand tout se complique, surtout pour les hommes. L'homme du présent, c'est lui. Un look négligé mais étudié, bohême mais classieux, une attention aux détails tels les boucles savamment décoiffées de ses cheveux, une démarche nonchalante et une sensibilité qui ressort dans les yeux sombres.

Ah, s'il y en avait plus, des comme ça...

Et pour écouter les chansons, allez donc faire un tour chez Domino!!

Pour plus d'infos sur Louis Garrel, c'est par ici !  Et pour un peu plus de bonheur dans ce bas monde, quelques photos en prime:

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mercredi, 21 novembre 2007

Dernières acquisitions

Et non, pour une fois, mes derniers achats ne se situent pas dans le domaine du shopping! Victoire, je ne suis pas une addict! J'en suis d'autant plus contente que je vais sans doute m'en servir et les aimer plus longtemps que n'importe laquelle de mes fringues. De toute façon, moi, ce qu'il me faudrait, c'est un magazin de location des habits: on prend, on porte tant qu'on aime, puis on rend contre un autre vêtement. Je vais déposer un brevet, c'est une idée de génie! 

Bref...Revenons à nos moutons. Ces achats sont beaux, pratiques, créatifs. Malgré leur prix un tant soit peu excessif, je ne les regrette pas. J'avoue, c'était encore un achat compulsif, de toute façon je ne sais consommer que sur des coups de têtes - au grand malheur de mon portefeuille. 

Je m'ennuyais chez moi. Malgré la pluie battante et le noir d'encre des ces 5h du soir, je suis allée faire un tour au centre-ville, déjà illuminé -je sais, ma vie est passionnante. Je suis entrée dans une librairie, attirée par les livres en vitrine. J'ai lu quelques quatrièmes de couverture, feuilleté des pages, respiré les odeurs de neuf et de beau. Puis mes pas m'ont porté vers le rayon "beaux-arts"...

 

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Un carnet à croquis.
Derrière, c'est écrit : "Enough is enough!
What's essential to you?
When you wake up in the morning
take a few minutes
and write the essentials to your life.
It could be the beginning of happiness...
Ainsi que deux crayons aquarelles, l'un "dark indigo" et l'autre "sanguine".
Je n'écrirai pas ce qui est important pour moi dans ce carnet, je le dessinerai. J'ai envie d'y dessiner ce qu'il y a dans mon imaginaire, ce que je vois et qui me marque au jour le jour, ou tout simplement des copies de dessins que j'aime.
 
Voila les premiers dessins (les photos sont de mauvaises qulités, mais tant pis - ou tant mieux, même)
 
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Un passant Place d'Armes, le jour où j'ai acheté le carnet. Il pleuvait à verse, il faisait nuit, et j'attendais le bus. Les gens ressemblaient tous à ce passant: sombres, mouillés, recroquevillés, traversant la place pavée qui brillait sous la pluie.  
 
 
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Des amants de Bande Dessinée, et un musicien à Strasbourg.
Le premier dessin est tiré de mon imagination, c'était simplement pour m'essayer au style BD, j'aime pas trop.
Le second est inspiré du film "Once", et de mes nombreuses ballades dans Strasbourg.
 
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Un vieux monsieur aperçu par la fenêtre d'un bus qui passait, cramponné à sa canne et observant d'un oeil méfiant des jeunes qui rigolaient à ses côtés. 
 
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Un bouquet de fleurs imaginaires, offert à ma Maman. 
 
 
 
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Une femme couchée, sur le modèle d'Egon Schiele.
Une scène de manifestation étudiante (y'en a plein en ce moment).
Une jeune fille rêveuse
 
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au dessus, une phrase que j'adore: "Je crois qu'il n'y a pas d'art "moderne", il y a seulement l'art, et il est éternel" (Egon Schiele)
 
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dimanche, 18 novembre 2007

"L'homme africain" selon Sarkozy

46c95e89da153a1287fd0fae4f2899b9.jpg"Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles.

Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès.

Dans cet univers où la nature commande tout, l’homme échappe à l’angoisse de l’histoire qui tenaille l’homme moderne mais l’homme reste immobile au milieu d’un ordre immuable ou tout semble être écrit d’avance.

Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin."

Voici les mots que notre président - quelle honte - a osé prononcé à l'Université de Dakar en juillet dernier. Personnellement, je n'en reviens pas. Comment peut-on dire ça en toute conscience? Comment peut-on être à ce point insultant pour tout un continent qui se bat contre l'enlisement, la pauvreté, qui se débat pour s'en sortir et s'élance pour se créer un avenir?

Notre président paraît à ce point ignorant que l'on se demande s'il a les capacités de sa fonction. La vision qu'il présente de l'Afrique reste celle, éculée, d'un XIXe siècle colonialiste et rasciste. L'Afrique ne se résume-t-elle donc, pour lui et pour sa "plume", Henri Guaino, qu'à une vaste savane, peuplée d'animaux et de "bons sauvages"? Que font-ils des villes, des présidents, des ministères, que font-ils des progrès et de la modernité, que font-ils de l'art, de la culture, de la richesse, de la diversité de ce continent?

Ce discours est indécent. "En faisant de l'«essence» de l'Afrique la principale cause de son malheur, le discours de Dakar minimise les conséquences de l'esclavage et de la colonisation" (Nouvel Obs).

Ah oui, l'homme africain n'est pas "assez entré dans l'histoire"? Monsieur le Président, auriez vous oublié combien la France, et les autres pays colonisateurs, ont pu se servir des populations de leurs colonies? Auriez vous oublié les tirailleurs sénégalais, et tous ces autres peuples massacrés au nom d'une histoire qui n'était même pas la leur, une histoire qu'on leur a imposée et que l'on fait aujourd'hui mine de reconnaître? Auriez-vous oublié combien l'Afrique a pu être ballottée dans l'histoire des autres? 

Monsieur le Président, n'avez-vous pas honte de réduire "l'homme africain" à un paysan, simple et reconnaissant, qui ne comprend pas les enjeux actuels, qui n'a aucune idée de "progrès" puisque qu'il est l'opposé de "l'homme moderne", c'est-à-dire occidental?

Monsieur le Président, avez-vous conscience d'insulter un continent entier? De nier un siècle d'histoire, de progrès, d'efforts? Savez-vous que l'Afrique que vous décrivez n'est qu'un amas de préjugés, de mythes datant de la colonisation et qui n'ont jamais été vrais? 

"Jamais l'homme ne s'élance vers l'avenir" : Monsieur le Président, j'en viens à espérer que vous serez surpris du contraire. Nous allons bondir vers un avenir, ensemble, et sans vous.

 

 Lire le discours entier : -->

Lire une analyse (Nouvel Obs) : --> 

samedi, 17 novembre 2007

Icône (1) Les films et la mode

Drew Barrymore dans "Le Come back"

Entendons-nous, ce film est nul. Enfin, le scénario est gentillet, les acteurs sont dans le registre qu'on attend d'eux, l'humour est classique et l'histoire suit le cours auquel on s'attend. Rien de surprenant dans "Le Come Back", donc.

Rien, si ce n'est que le film est malgré tout attachant. Ma raison a beau me dire que ce n'est qu'un mignon petit navet concocté exprès pour les midinettes comme moi, mon coeur, lui, n'en fait qu'à sa tête et me sussurre que ce film n'est pas si nul.

Pourquoi ça fonctionne?

Grâce à Drew Barrymore. Pourtant, je ne l'apprécie pas plus que ça. Ses choix d'actrice font que je ne regarde que très peu les films dans lesquels elle joue. Mais dans ce film, elle m'a plu. Et ses tenues vestimentaires n'y sont pas pour rien...J'adore son look dans ce film: moderne, amusant, simple, coloré, mixte, juste, humoristique, joli, pratique, personnel, bien pensé, facile à vivre, beau, attachant et plein de personnalité!

 

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mardi, 13 novembre 2007

Sur le vif

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Ben & Zab, à l'Estanquet.
La qualité est médiocre (dessin au stylo bic sur tract, après quelques bouteilles) mais j'aime ce dessin, parce que c'était un sacrèment bon moment! 

A quand la suite?

e8208e44bf9715de5713a8d35b302e6a.jpgOu comment implorer sans en avoir l'air ... 

 "Bonsoir,

Tout d'abord je tiens à vous remercier pour vos conseils concernant la préparation des concours de journalisme. C'est vraiment très gentil d'avoir pris le temps de m'aider.
Ensuite, je suis ravie que mes articles vous aient plu, d'autant plus que je suis très consciente de leur imperfection. J'ai vraiment eu du mal à trouver le ton juste pour l'article d'histoire, j'ai l'impression qu'il ressemble un peu trop à un exposé comme ceux que j'ai été habitué à faire pendant mes études. J'espère m'améliorer avec le temps! J'ai été vraiment très heureuse de cette collaboration, et j'espère retravailler avec vous pour le prochain numéro, si toutefois vous en avez l'intention.

Bien à vous,
Cécile."

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